Le
27 mars 2009
Lettre ouverte aux
parlementaires du Loiret
Madame et Messieurs
les Sénateur, Messieurs les Députés,
Lors des Matinales
organisées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées du Loiret,
une étude réalisée par le pôle enfance de la MDPH a été présentée sur la
scolarisation des enfants handicapés.
Un premier constat
alarmant peut être fait sur les listes d’attente existantes : 246 enfants
attendent une place en IME (Institut Médico Educatif) ou ITEP (Institut Thérapeutique
Educatif et Pédagogique) ou JES (jardins d’enfants spécialisés) et 137 enfants
attendent une place en milieu ordinaire scolaire avec des services d’accompagnement,
SESSAD (Service d’Education Spéciale de Soins et d’Aide à Domicile), CLIS
(Classes d'Intégration Spécialisées) et UPI (Unité Pédagogique d'Intégration).
Chaque lundi, les
Conseillers Généraux du groupe Socialiste-Vert-Républicain qui siègent en
commission, entourés des membres représentant les associations, orientent les
enfants vers des établissements, en sachant que l’orientation ne sera pas
effective, devant une liste d’attente trop importante.
Trop d’enfants, dans le Loiret, ne bénéficient
pas de l’attention, de l’éducation, de soins, vitales pour leur quotidien et
pour leur avenir.
Comment
la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH)
peut-elle proposer une orientation à un enfant sachant que l’accueil ne pourra
se faire ?
La loi du 11
février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées instaure l’obligation scolaire pour tous
les enfants et précise, dans son article 2, que « L’Etat est garant de l’égalité de
traitement des personnes handicapées sur l’ensemble du territoire et définit des
objectifs pluriannuels d’actions. » ; « A cette fin, l’action poursuivie
vise à assurer l’accès de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte handicapé
aux institutions ouvertes à l’ensemble de la population et son maintien dans un
cadre ordinaire de scolarité, de travail et de vie. »
Devant
une situation inacceptable pour ces enfants et leur famille, les élus du groupe
Socialiste-Vert-Républicain du Conseil Général du Loiret vous demandent d’intervenir
auprès des services compétents de l’Etat afin que dès la rentrée prochaine, les
moyens soient mis en œuvre pour permettre l’accueil de tous ces enfants.
Veuillez agréer, Madame et Messieurs les
Sénateurs, Messieurs les Députés, l’expression de ma considération distinguée.
Michel
Brard
Groupe
Socialiste-Vert-Républicain du Conseil Général du Loiret
